- Je dois me débrouiller seul – Une croyance erronée
- La mise en place du cercle vicieux
- Sortir de cet enfermement -Se faire accompagner, un signe de courage
- La volonté de s’en sortir
« Je dois me débrouiller seul »
Une croyance erronée
Beaucoup de gens considèrent qu’ils doivent se débrouiller tout seuls. Certains parce que c’est l’éducation qu’ils ont reçue. Pour ceux-là, chercher de l’aide équivaut à un aveu de faiblesse, voire même à un signe d’échec personnel. Ils doivent se débrouiller seuls parce que c’est le signe qu’ils sont forts.
Pour d’autres, se débrouiller seul est une habitude qu’ils ont prise au fil du temps. Peut-être par le passé ont-ils tenté de demander de l’aide et leur demande n’a pas été entendue. Ou pire, on s’est moqué d’eux.
Quel qu’en soit la raison, certains ont tiré de leurs expériences passées une ligne de conduite qu’ils appliquent dans tous les domaines de leur vie : « je ne peux compter que sur moi-même ». Ils croient ainsi se protéger des sentiments de déception ou de trahison que l’on peut éprouver lorsque l’on demande de l’aide (que ce soit un avis, un conseil ou toute aide de toute sorte) et que l’on n’obtient pas ce que l’on a demandé.
La mise en place du cercle vicieux
Ce faisant ils agissent comme s’ils étaient seuls au monde. Ils ne demandent pas, ne délèguent pas, ils font tout par eux-mêmes. Et finissent par se sentir écrasés sous le poids des responsabilités. Mais pas moyen de souffler puisque dans leur vision du monde, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Alors ils serrent les dents, ils se disent : « je vais y arriver, j’y arrive toujours, je vais m’en sortir comme je m’en suis sorti les autres fois. La volonté, il faut que j’ai encore plus de volonté, il faut que je travaille encore plus, il faut que je prenne encore plus de choses en charge personnellement… Puisque je ne peux compter que sur moi-même. »
Et les voilà pris dans un cercle vicieux. Plus ils se démènent pour essayer de faire face et plus ils s’enfoncent. C’est une spirale négative qui finit par impacter différents domaines de leur vie :
- la santé : troubles somatiques, fatigue récurrente, maux de dos, insomnies…
- la vie de famille : irritabilité, manque de disponibilité au conjoint, aux enfants
- la vie sociale : renfermement sur soi par manque d’énergie
Et pour certains, malheureusement, cela aboutira à la dépression ou au burn-out.
Sortir de cet enfermement
Se faire accompagner, un signe de courage
En réalité, se faire accompagner en thérapie ou coaching est au contraire une preuve de courage. Le courage et la lucidité de regarder les choses en face et d’oser se dire « je ne m’en sors pas tout seul. Je vais aller consulter quelqu’un qui m’aidera à y voir plus clair dans ce que je vis, à remettre de l’ordre dans mes priorités, à changer certains de mes comportements qui entretiennent le mal-être auquel je suis confronté ».
La volonté de s’en sortir
Décider de consulter est toujours le signe d’une réelle volonté de passer à autre chose, de rééquilibrer sa vie et d’arrêter d’être le jouet des événements, de ses émotions ou de son patron…
C’est aussi un signal fort que l’on s’envoie à soi-même, un message positif de l’ordre de « j’arrête de subir, j’arrête d’être passif, j’arrête d’être victime de ce qui se passe ». C’est la raison pour laquelle il arrive assez souvent qu’une personne se sente déjà un peu mieux après avoir pris contact avec un professionnel pour un premier rendez-vous… Et avant même d’y être allée !
C’est le propre de l’esprit humain : dès qu’il entrevoit une possibilité d’évolution, une possible porte de sortie dans une situation qui jusque là était bloquée, il commence à « reprendre du poil de la bête ».
Bien sûr, prendre rendez-vous n’est que la première étape. Mais elle est importante parce qu’elle marque la volonté de passer à autre chose et d’insuffler du renouveau.
Et surtout c’est elle qui ouvre la porte à la possibilité du changement.